Le Curator ne parle pas. Il organise. Ce qu’il montre semble réel, mais rien n’est fiable. Il présente des scènes figées, souvent dérangeantes, toujours signifiantes. Ce ne sont pas des souvenirs, mais des reconstructions. Il est le médiateur entre l’oubli et l’image. Il transforme la disparition en tableau.
Il ne juge pas ce qu’il expose. Il classe, associe, compare. Il présente au joueur ce que celui-ci ne voulait pas revoir. Il n’est pas là pour aider, ni pour nuire. Il sert le Tableau sans le glorifier. Il est l’outil d’un monde qui a renoncé à la vérité.
Dans l’univers de Clair Obscur, le Curator est un paradoxe. Il rend visibles des choses effacées, mais au prix d’une falsification. Il ne permet pas de se souvenir. Il oblige à regarder ce qui reste quand la mémoire a échoué.
Commentaires (0)
Connectez-vous pour commenter
Continuer avec GoogleAucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !