Raiden est introduit dans MGS2 comme une réplique du joueur moderne. Placé dans une simulation inspirée de Shadow Moses, il est manipulé, surveillé, et utilisé comme cobaye par les Patriotes. Il se croit libre, mais chaque geste est calculé. Ce n’est pas un soldat, c’est un programme.
Mais Raiden cache un passé sanglant. Ancien enfant soldat dans les guerres civiles d’Afrique, surnommé Jack the Ripper, il a été transformé, lavé, puis réinséré par la NSA. Il devient l’arme qu’on lui demande d’être, jusqu’à ce qu’il casse le miroir. Dans MGS4, il réapparaît en cyborg, sacrifiant son corps pour rester en guerre.
Dans Metal Gear Rising, il assume cette dualité. Il ne fuit plus le monstre. Il l’utilise pour une justice violente et sans compromis. Il tranche des ennemis comme il tranche ses chaînes, devenant plus qu’un symbole. Raiden est la déshumanisation retournée contre le système.
Dans la saga Metal Gear, Raiden n’est pas un simple second rôle. Il est l’évolution du joueur, de l’obéissance au choix, du conditionnement à la révolte. Il est ce que Snake aurait pu devenir s’il n’avait pas résisté. Et il est, dans la douleur, le seul à avoir brisé le programme.
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