Ce thème en do mineur à 90 BPM accompagne les apparitions d'Adelbert Steiner, capitaine des Chevaliers de Pluton et gardien personnel de la princesse Grenat. La composition mêle solennité martiale et touches comiques, reflétant parfaitement la dualité du personnage : un chevalier dévoué mais maladroit dont l'armure cliquetante trahit constamment sa présence. Le morceau pourrait être inspiré de la "Danse des chevaliers" de Prokofiev, partageant avec elle une atmosphère à la fois noble et légèrement menaçante qui souligne l'aspect imposant du personnage tout en laissant transparaître son côté burlesque.
Steiner est le seul personnage jouable de Final Fantasy IX à être véritablement humain, contrairement à Djidane (Génome), Grenat et Éiko (Invocatrices), Bibi (Mage Noir artificiel), Kweena (Kwe), Freyja (Bloumécienne) ou Tarask (dont la race n'est jamais précisée). Son prénom Adelbert dérive d'Adalbert, variation du nom Albert signifiant "noble et brillant", tandis que son nom de famille Steiner vient de l'allemand "stein" (pierre), symbolisant sa détermination inébranlable à protéger la princesse. Fait unique dans la série, le joueur peut modifier son nom de famille plutôt que son prénom, ce qui donne des appellations comme "Capitaine Adelbert [nom choisi]".
Le thème accompagne notamment les séquences où Steiner recherche Grenat dans le château d'Alexandrie et lors de sa tentative d'évasion avec Marcus. Chef des Chevaliers de Pluton, une unité exclusivement masculine dans une armée alexandrine autrement composée de femmes, Steiner commande une troupe notoirement incompétente dont les membres sont éparpillés aux quatre coins du château pendant la représentation de "Je veux être ton oisillon". Dans une version initiale du scénario, avant la création de Béatrix, Steiner devait diriger un corps de paladins plus compétent et pouvait utiliser la Magie d'Épée seul, sans l'aide de Bibi.
L'évolution de Steiner constitue l'un des arcs narratifs les plus touchants du jeu. Initialement antagoniste de Djidane qu'il considère comme un vulgaire criminel, il développe progressivement un profond respect pour le voleur au fil de leurs aventures communes. Sa vision du monde en noir et blanc, sa foi absolue en la Reine Branet, s'effondre lorsqu'il découvre la cruauté de celle-ci envers sa propre fille. La romance qui se développe avec Béatrix, sa rivale de toujours, naît d'un quiproquo comique impliquant une lettre d'amour d'Éiko destinée à Djidane. Dans la scène finale du jeu, les deux anciens rivaux brandissent ensemble l'épée Save the Queen, symbole de leur amour et de la paix retrouvée à Gaïa.
Final Fantasy IX