Duke Nukem est l’un des personnages les plus reconnaissables et controversés du jeu vidéo. Avec ses lunettes de soleil, ses muscles hypertrophiés, son débardeur rouge et ses punchlines dignes d’un film des années 80, il incarne la caricature du héros américain viril, armé jusqu’aux dents, misogyne assumé et provocateur invétéré.
Il fait ses débuts dans Duke Nukem (1991), un jeu de plateforme PC développé par Apogee Software. Il y affronte Dr. Proton dans un univers futuriste envahi par les robots. Mais c’est dans Duke Nukem 3D (1996) qu’il accède au rang d’icône. Le passage à la 3D lui permet de s’exprimer, de jurer, de plaisanter, de draguer les strip-teaseuses et surtout de massacrer des hordes d’aliens dans des niveaux ouverts, destructibles, et bourrés de secrets.
Duke n’est pas un héros classique. Il ne cherche ni gloire ni pardon. Il fume des cigares, admire ses muscles dans les miroirs, détruit tout ce qui bouge et sauve le monde en rigolant. Il est irrévérencieux, vulgaire, violent, mais toujours conscient d’être une caricature. Ses répliques sont volontairement exagérées, inspirées de films comme Evil Dead, Predator, ou They Live.
Dans Duke Nukem Forever (2011), très attendu puis violemment critiqué, il revient après une décennie d’absence. Malgré un gameplay daté, son personnage reste fidèle à lui-même : mégalomane, sexiste, burlesque, provocateur et indestructible. Le jeu assume un ton parodique qui divise, mais Duke y reste fidèle à sa propre légende.
Il apparaît aussi en invité spécial dans Bulletstorm, Ion Fury, ou dans des mods de jeux indépendants. Sa voix originale (interprétée par Jon St. John) reste culte pour des millions de joueurs.
Dans l’histoire du jeu vidéo, Duke Nukem est une anomalie assumée. Il ne représente pas un idéal, mais une époque. Il est à la fois une célébration et une critique de l’action bourrine, du héros macho et des codes hollywoodiens des années 90. Il n’est pas politiquement correct. Il est Duke Nukem. Et il est là pour botter des culs.
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