Bach est introduit dès les premières minutes de Final Fantasy IX. À bord de l'Aérothéâtre des Tantalas, il briefe son équipe sur la mission du soir : kidnapper la princesse Grenat pendant la représentation de "Je veux être ton oisillon". Son apparence imposante, sa voix forte et ses manières brutales établissent immédiatement son autorité sur la troupe.
Chef des Tantalas, Bach dirige une organisation qui mêle théâtre et larcin. Ses hommes jouent des pièces dans les grandes villes tout en profitant des représentations pour dérober des objets précieux ou accomplir des missions commanditées. Cette couverture artistique leur permet de voyager librement et d'accéder à des lieux normalement interdits aux roturiers.
Bach entretient une amitié de longue date avec le roi Cid de Lindblum. C'est d'ailleurs Cid qui lui a commandité l'enlèvement de Grenat, inquiet du comportement de sa nièce et de la reine Branet. Cette connexion entre le chef des voleurs et le souverain illustre les liens complexes qui unissent les différentes factions du jeu.
Son rôle de père adoptif pour Djidane transparaît dans chaque interaction. Bach a recueilli le jeune garçon à la queue de singe alors qu'il errait sans mémoire ni famille. Il lui a appris à voler, à se battre, à survivre. Mais surtout, il lui a donné un foyer et des frères de cœur. Les Tantalas sont une famille autant qu'une troupe de brigands.
La scène où Djidane quitte les Tantalas pour suivre Grenat révèle la profondeur de leur relation. Bach refuse de laisser partir son protégé sans combattre. Les deux hommes s'affrontent au poing dans la cale du navire. Ce rituel brutal est en réalité un adieu déguisé. Bach sait que Djidane doit suivre son propre chemin. Le combat lui permet d'exprimer son affection d'une manière qu'il maîtrise.
Tout au long du jeu, Bach et les Tantalas réapparaissent aux moments clés. Ils participent au sauvetage de Grenat à Alexandrie, infiltrant le château avec leur talent habituel pour le spectacle et la diversion. Leur loyauté envers Djidane ne faiblit jamais, même quand les enjeux dépassent largement leurs compétences de simples voleurs.
La scène finale du jeu boucle la boucle. Les Tantalas jouent à nouveau "Je veux être ton oisillon" à Alexandrie, cette fois pour célébrer l'anniversaire de la reine Grenat. Djidane, qu'on croyait mort, révèle sa présence sur scène. Bach observe depuis les coulisses, fier du chemin parcouru par son fils adoptif.
Dans Final Fantasy IX, Bach incarne la paternité choisie plutôt que biologique. Il n'a pas engendré Djidane mais il l'a élevé, formé et aimé. Ses méthodes sont rudes, son langage est cru, ses manières sont grossières. Mais sous cette carapace se cache un homme qui a offert une famille à des orphelins et des marginaux. Les Tantalas lui doivent tout. Et Djidane plus que quiconque.
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