Bibi Orunitia est introduit comme un petit garçon timide qui se rend au théâtre d'Alexandrie pour voir la représentation des Tantalas. Son billet s'avère être un faux, mais il parvient quand même à assister au spectacle. Cette soirée chaotique, marquée par l'enlèvement de la princesse Grenat, le propulse dans une aventure qu'il n'avait jamais imaginée.
Bibi découvre rapidement qu'il n'est pas un enfant ordinaire. En visitant l'usine de Dali, il apprend que des mages noirs identiques à lui sont fabriqués en masse pour servir d'armes de guerre à la reine Brahne. Ces créatures sans âme, incapables de parler ou de penser, le renvoient à sa propre nature. Qu'est-ce qui le différencie d'eux ? Pourquoi lui est-il conscient alors qu'ils ne sont que des coquilles vides ?
Cette question existentielle hante Bibi tout au long du jeu. Sa rencontre avec les mages noirs éveillés du Village des Mages Noirs le confronte à une réalité encore plus cruelle. Ces mages ont développé une conscience, mais leur durée de vie est limitée. Ils cessent simplement de fonctionner après quelques années d'existence. Bibi réalise qu'il partage ce destin et que son temps est compté.
Malgré cette révélation terrifiante, Bibi choisit de continuer à vivre pleinement. Son amitié avec Djidane lui donne le courage d'affronter ses peurs. Steiner devient une figure paternelle protectrice. Et sa relation avec les autres mages noirs lui permet de comprendre qu'il peut donner un sens à sa courte existence en protégeant ceux qu'il aime.
La lettre de Bibi, lue à la fin du jeu, confirme ce que les joueurs redoutaient. Il s'est éteint avant le dénouement, laissant derrière lui des enfants adoptifs qui perpétuent son souvenir. Cette conclusion, sobre et déchirante, transforme un personnage de jeu vidéo en réflexion universelle sur la mortalité et l'acceptation.
Bibi incarne le cœur émotionnel de Final Fantasy IX. Son design rend hommage aux mages noirs classiques de la série, mais son histoire lui appartient entièrement. Il est devenu l'un des personnages les plus aimés de toute la franchise, symbole d'une époque où les RPG n'avaient pas peur de faire pleurer leurs joueurs.
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