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La guerre des FPS tourne mal pour Activision. Call of Duty: Black Ops 7, développé par Treyarch et édité par Activision, sorti le 14 novembre 2025 sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S et PC, enregistre des ventes physiques inquiétantes au Royaume-Uni selon les données GfK. Dans un contexte où novembre 2025 a vu déferler une concurrence féroce entre FPS majeurs incluant Battlefield 6 d’EA, ARC Raiders d’Embark Studios et plusieurs autres blockbusters multijoueur, le nouveau Call of Duty peine à convaincre avec des ventes inférieures à celles de Battlefield 6 et une chute de 61% avec seulement 40 000 exemplaires contre 105 000 exemplaires pour Black Ops 6 l’année dernière, soulevant des questions sur l’avenir de la franchise phare d’Activision.
Christopher Dring, analyste réputé du marché britannique, révèle via X des chiffres alarmants pour Call of Duty: Black Ops 7 qui marque un lancement plus faible que Battlefield 6 sur le territoire britannique. Les données GfK montrent que Black Ops 7 n’a écoulé que 40 000 exemplaires physiques lors de sa première semaine, contre 105 000 exemplaires pour Black Ops 6 à la même période, confirmant la chute de 61% annoncée.
Cette performance catastrophique de 40 000 unités contraste drastiquement avec le succès du FPS d’Electronic Arts qui réalise le plus gros lancement de l’histoire de sa franchise avec plus de 10 millions d’exemplaires écoulés mondialement. La note désastreuse de 1,7/10 attribuée par les joueurs sur Metacritic et les données SteamDB révélant une fréquentation très faible confirment cette tendance inquiétante pour Activision.
La débâcle commerciale s’accompagne d’un silence révélateur d’Activision qui évite soigneusement de communiquer les chiffres de vente précis, se contentant d’un message de célébration du lancement sans évoquer les performances commerciales, une attitude qui contraste avec les communications triomphantes habituelles lors des succès de la franchise.
Plusieurs facteurs explicatifs convergent pour expliquer cette contre-performance de Call of Duty: Black Ops 7 qui surprend l’industrie par son ampleur et sa brutalité. L’accumulation de problèmes structurels et conjoncturels crée une tempête parfaite défavorable au titre d’Activision.
La note désastreuse de 1,7/10 attribuée par les joueurs sur Metacritic témoigne d’une réception critique particulièrement sévère, tandis que les données SteamDB confirment une fréquentation très faible comparée aux épisodes précédents de la franchise. Cette combinaison de mauvaises critiques et de désertion des joueurs crée un cercle vicieux commercial.
Activision reste silencieux sur les chiffres de vente précis, se contentant d’un message de célébration du lancement sans évoquer les performances commerciales, une attitude qui contraste avec les communications triomphantes habituelles lors des succès de la franchise.
Le choix créatif de Treyarch de replacer Black Ops 7 dans un univers futuriste en 2035 pourrait constituer un facteur déterminant dans cette réception mitigée du public. Après le succès de Black Ops 6 ancré dans un contexte historique plus familier, ce retour vers le futur divise la communauté.
Les éléments de science-fiction incluant technologies avancées, guerre psychologique et organisations secrètes manipulant la technologie s’éloignent des codes plus réalistes appréciés par une partie des fans. Cette orientation vers l’horreur psychologique et les conspirations mondiales centrées sur La Guilde crée une rupture stylistique avec les attentes traditionnelles.
L’intrigue mettant en scène David Mason dans un monde dystopique où un ennemi manipulateur utilise la peur comme arme ultime peut paraître trop conceptuelle pour des joueurs recherchant une expérience plus directe et immersive dans des conflits contemporains.
Novembre 2025 s’impose comme un mois historique pour le genre FPS avec une concentration inédite de sorties majeures qui fragmentent l’attention et les budgets des joueurs. Cette saturation du marché crée une concurrence directe particulièrement défavorable à Black Ops 7.
Battlefield 6 bénéficie d’un positionnement optimal avec son retour aux sources et ses innovations techniques qui séduisent massivement, tandis que ARC Raiders d’Embark Studios propose une alternative PvEvP rafraîchissante. Cette diversité d’offres de qualité dilue mécaniquement les parts de marché.
Les joueurs disposent désormais d’un choix sans précédent entre expériences multijoueur variées, modes battle royale innovants et campagnes coopératives ambitieuses, réduisant la domination historique de Call of Duty sur le segment FPS. Cette démocratisation du genre force Activision à repenser sa stratégie monopolistique.
L’échec commercial de Black Ops 7 au Royaume-Uni soulève des interrogations fondamentales sur la pérennité du modèle économique d’Activision et l’avenir de sa franchise phare. Cette contre-performance intervient dans un contexte où la concurrence se renforce et où les attentes des joueurs évoluent vers plus de diversité et d’innovation.
La chute de 61% par rapport à Black Ops 6 ne peut être ignorée par Activision qui doit analyser les causes profondes de cette désaffection. Le succès simultané de Battlefield 6 prouve que le marché FPS reste dynamique mais que les positions acquises ne garantissent plus le succès automatique.
Cette situation inédite pourrait contraindre Activision à repenser sa stratégie créative, son rythme de sortie annuel et sa capacité à innover face à une concurrence désormais techniquement et créativement compétitive. L’enjeu dépasse le simple échec commercial pour questionner la capacité d’adaptation de l’industrie du jeu vidéo aux évolutions des comportements de consommation.
Cette guerre des FPS tourne clairement à l'avantage de Battlefield 6...
Ric
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