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Tout le monde attendait une confirmation que Nintendo pouvait réitérer l’exploit de 2023. Illumination et le géant japonais misaient gros sur Super Mario Galaxy le film, sorti le 1er avril 2026 dans le monde entier. Mais la réception critique est bien plus froide que prévu et derrière les chiffres de box-office se cache une question que toute la communauté se pose concernant l’avenir d’un film Super Smash Bros.
Super Mario Galaxy le film est la suite directe de Super Mario Bros., le film sorti en 2023, qui avait engrangé 1,36 milliard de dollars de recettes mondiales. Réalisé par Aaron Horvath et Michael Jelenic, ce deuxième long-métrage envoie Mario, Luigi et Peach dans une aventure intergalactique pour sauver Rosalina, gardienne de l’Observatoire de la Comète, enlevée par Bowser Jr. Le budget de production s’élève à 110 millions de dollars, auxquels s’ajoutent des dépenses marketing colossales.
Le casting vocal conserve l’intégralité des voix du premier opus avec Chris Pratt en Mario, Anya Taylor-Joy en Peach, Charlie Day en Luigi et Jack Black en Bowser. Les nouvelles recrues incluent Brie Larson dans le rôle de Rosalina, Donald Glover en Yoshi et Benny Safdie en Bowser Jr. Le film multiplie également les caméos de personnages Nintendo comme les Pikmin, R.O.B The Robot et surtout Fox McCloud de la franchise Star Fox, dont la présence a alimenté toutes les spéculations sur un futur univers cinématographique Nintendo.
Côté box-office, les projections restent impressionnantes malgré la réception critique. Les estimations de Variety et Deadline anticipent entre 350 et 375 millions de dollars de recettes mondiales dès le premier week-end d’exploitation, dont 175 à 190 millions en Amérique du Nord dans 4 000 salles sur cinq jours. Une performance qui placerait le film comme la plus grosse sortie de l’année 2026, devant Project Hail Mary de Ryan Gosling.
Le film démarre avec 44% sur Rotten Tomatoes et 35/100 sur Metacritic, des scores nettement inférieurs à ceux du premier opus. The Guardian résume la tendance en qualifiant le film de « pire que de l’IA », une formule qui a fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures. The New York Times évoque un « vide abyssal aussi vide que son prédécesseur », quand le critique du Times pousse la sévérité jusqu’à attribuer un 0/10, décrivant le film comme « insoutenable » et confiant avoir dû se piquer la main avec un stylo pour tenir jusqu’à la fin de la projection.
Du côté français, la réception est plus nuancée mais pointe les mêmes défauts structurels. Le Journal du Geek note 7/10 en estimant que le film « impressionne, émerveille, bombarde, puis essouffle à force de vouloir trop en faire, trop vite, trop fort ». Écran Large décrit un long-métrage conçu comme « une vitrine accueillant le maximum de références, de jeux et de licences Nintendo » et estime qu’il « manque de souffle ». Les Numériques sont en revanche positifs, saluant « un film généreux qui ne laisse pas s’ennuyer une seconde ».
Les deux reproches les plus récurrents dans la presse convergent sur le rythme d’abord, la mise en scène enchaînant les séquences d’action sans jamais laisser respirer le récit, rendant l’ensemble « chaotique » et « sans queue ni tête » selon plusieurs médias anglophones. La stratégie marketing est ensuite pointée du doigt, la campagne promotionnelle ayant trop spoilé les surprises du film en grillant à l’avance l’arrivée de Yoshi, Fox McCloud ou R.O.B, ce qui a exaspéré une partie significative des fans avant même la sortie.
Depuis l’annonce de la présence de Fox McCloud dans le film, la communauté Nintendo fantasmait sur un futur long-métrage Super Smash Bros. L’hypothèse semblait logique puisque si Illumination pouvait réunir des personnages de franchises aussi différentes que Mario, Star Fox, Pikmin et Donkey Kong dans un même film, un crossover total à la hauteur du jeu de combat le plus ambitieux de Nintendo n’était plus qu’une question de temps. Les deux scènes post-générique du film semblent d’ailleurs aller dans ce sens.
Mais Shigeru Miyamoto lui-même a coupé court à ces spéculations dans une interview accordée à Polygon. Le créateur de Mario a déclaré que le processus créatif de ces films n’obéissait à aucune planification de type Marvel Cinematic Universe et que les caméos se décidaient au cas par cas. Il a ensuite clairement précisé que, « à la différence d’un Super Smash Bros, je ne pense pas qu’on se retrouvera dans une situation où tous les personnages Nintendo rejoindraient les futurs films Mario« , fermant ainsi la porte à un crossover total des franchises Nintendo sur grand écran.
Le backlash critique contre Super Mario Galaxy le film renforce cette prudence. Si le premier opus avait pu se permettre des critiques mitigées grâce à l’effet de surprise et à la nostalgie, le deuxième film prouve que la formule « catalogue de références » atteint ses limites. Un film Super Smash Bros pousserait encore plus loin cette logique de compilation de personnages au détriment d’une vraie narration, ce que Nintendo semble désormais conscient d’éviter. Le film The Legend of Zelda produit avec Sony reste attendu en 2027 et sera le vrai test pour l’avenir de l’univers cinématographique Nintendo.
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