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Sony a profité de la publication de ses résultats financiers annuels le 8 mai 2026 pour évoquer la PS6. La firme japonaise a confirmé un détail très attendu par les joueurs tout en bottant en touche sur les deux questions qui comptent vraiment.
La rétrocompatibilité de la PS6 avec les bibliothèques PS5 et PS4 est désormais présentée comme quasi certaine. La confirmation vient de deux directions convergentes. D’abord, le partenariat officiel entre Sony et AMD pour l’architecture de la PS6 implique une continuité technique avec la PS5, qui repose elle aussi sur une puce AMD RDNA. Cette continuité d’architecture est précisément ce qui avait permis à la PS5 d’être rétrocompatible avec la quasi-totalité des jeux PS4 dès son lancement en 2020. La même logique s’applique pour la PS6 avec les jeux PS5.
Des brevets déposés par Sony et des déclarations d’insiders convergent également vers cette confirmation. Le leaker Kepler_L2, crédité de plusieurs informations correctes sur l’architecture de la PS5 Pro, avait évoqué dès 2025 un SSD PCIe Gen5 de 1 To pour la PS6 avec une rétrocompatibilité PS5 présentée comme certaine et une rétrocompatibilité PS4 jugée probable. La stratégie de Sony depuis la PS5 est clairement d’éviter de couper les joueurs de leurs bibliothèques numériques, une décision qui a joué un rôle majeur dans le succès commercial de la console actuelle.
Du côté des jeux en développement, les studios partenaires de Sony confirment que leurs équipes travaillent simultanément sur des assets PS5 et next-gen pour les titres en développement. Cette approche cross-gen suggère que la transition vers la PS6 sera progressive plutôt que brutale, dans la même veine que le passage PS4 vers PS5. Les joueurs pourront migrer vers la nouvelle génération sans sacrifier leur bibliothèque existante.
Le PDG de Sony Hiroki Totoki a été particulièrement évasif lors de la présentation aux investisseurs : « Nous n’avons pas encore décidé du calendrier de lancement de la PS6. Les coûts de la mémoire influenceront la décision. Nous examinons davantage de modèles économiques et de produits. » Cette formulation est révélatrice. La pénurie mondiale de RAM DRAM provoquée par l’explosion de la demande des centres de données dédiés à l’IA impacte directement la feuille de route de Sony, exactement comme elle a forcé Nintendo à augmenter le prix de la Switch 2 ce même 8 mai 2026.
Les ventes de PS5 amplifient cette prudence. Sur le dernier trimestre terminé le 31 mars 2026, Sony n’a écoulé que 1,5 million de consoles PS5, une baisse significative par rapport à la même période l’an passé. Le total mondial atteint 93,7 millions d’unités, légèrement inférieur à la PS4 au même stade de son cycle. Ce ralentissement hardware relance les spéculations sur la durée de vie de la génération actuelle. Certains analystes estiment désormais que la PS6 pourrait ne pas arriver avant 2028, voire 2029 dans le pire des scénarios. La fenêtre fin 2027 reste la plus probable selon les insiders les plus fiables, mais Sony refuse de la confirmer.
Sur le prix, le silence de Sony est encore plus total. L’historique de la marque ne rassure pas : la PS5 avait été lancée à 499 € en 2020 avant de voir son prix augmenter à plusieurs reprises pour atteindre 549 €. Avec la hausse du coût des composants, les estimations des analystes pour la PS6 oscillent entre 549 € et 649 € en Europe, certains évoquant même un plafond à 699 € dans un scénario pessimiste. Sony doit trouver un équilibre entre un prix acceptable pour les joueurs et une rentabilité suffisante dans un contexte de coûts de production en hausse structurelle.
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