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Sony Pictures sort le film Resident Evil de Zach Cregger le 18 septembre 2026. Dans deux interviews accordées à ScreenRant et Polygon, le réalisateur de Barbarian a levé le voile sur sa vision du projet et ses sentiments vis-à-vis de tout ce qui existait avant lui.
Zach Cregger a découvert la franchise avec Resident Evil 2 en 1998 en ayant entièrement raté le premier épisode. Ce qui l’a le plus marqué n’était pas les zombies ni l’histoire, mais la gestion de l’inventaire et les choix cornéliens de l’exploration du commissariat. Tenter d’esquiver les zombies ayant brisé les volets du rez-de-chaussée ou passer par un autre étage au prix de munitions précieuses. Ce type de décision est précisément ce qu’il veut transposer au cinéma.
Le film suivra Bryan, un coursier en organes qui se retrouve pris dans l’épidémie lors d’une nuit à Raccoon City. La progression sera continue de A à B sans rupture, en quasi temps réel sur une seule soirée. L’arsenal évoluera comme dans les jeux : le personnage commence avec un pistolet et trouve progressivement des armes plus puissantes, dont un fusil à pompe dont il devra « fouiller toute la maison » pour trouver des munitions. La gestion des blessures sera fidèle aux jeux, avec la nécessité de se soigner rapidement en cas de blessures graves. Le film se déroulera en parallèle des événements de Resident Evil 2 et Resident Evil 3, une idée que Cregger défend pour éviter de rejouer des scènes que les joueurs connaissent par cœur.
Plusieurs créatures inédites feront leur apparition, dont une menace directement inspirée de Nemesis, une créature implacable et évolutive qui poursuivra le personnage principal à plusieurs reprises. Son design différera de celui de Resident Evil 3 mais son essence sera bien là. Le virus-T est confirmé pour respecter le lore officiel de la série. Des clins d’œil parsèment le film, dont une herbe verte de Raccoon City et de nombreuses références aux différents épisodes. Co-écrit avec Shay Hatten (Army of the Dead) et distribué par Sony Pictures pour un budget de 80 millions de dollars, le film est tourné en République Tchèque.
La prise de position de Zach Cregger sur les précédentes adaptations est particulièrement directe. Interrogé par Polygon sur les films avec Milla Jovovich, il répond sans détour : « Je n’en ai jamais vraiment regardé hormis un. Franchement, la raison pour laquelle je ne les ai pas vus, c’est que j’étais un tel fan des jeux qu’ils ne ressemblaient absolument pas aux jeux pour moi. Peut-être qu’ils sont géniaux, je n’en sais rien. Mais ça ne m’intéressait pas, parce que ce qui est génial avec les jeux, c’est cette perspective resserrée, ce rythme et cette horreur. Ces films ne ressemblaient pas à de l’horreur pour moi. La leçon à retenir, c’est qu’il faut viser les jeux Resident Evil, pas Matrix. »
Cette déclaration résume parfaitement la rupture que Cregger veut incarner. Là où Paul W.S. Anderson avait transformé la franchise en saga d’action spectaculaire sur six films entre 2002 et 2016, et là où Resident Evil : Welcome to Raccoon City avait tenté en 2021 de coller aux jeux sans y parvenir, Cregger veut capturer l’atmosphère et le rythme des premiers épisodes plutôt que d’en faire une adaptation littérale. Sa formule est simple : « faire un film qui ressemble à mon expérience en jouant aux jeux et qui peut exister dans le monde de Resident Evil. » Le personnage principal ne sera jamais longtemps au même endroit, progressant à travers différents environnements exactement comme dans les jeux.
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