Test Denshattack! : Le crossover Jet Set Radio et Tony Hawk sauf que vous ridez avec un train

Richard ATTAL

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Test Denshattack! : Le crossover Jet Set Radio et Tony Hawk sauf que vous ridez avec un train

Denshattack!, développé par le studio barcelonais Undercoders et coédité par Fireshine Games et Boltray Games, sort le 15 juillet 2026 sur PC via Steam au prix de 19,99 €. Le jeu débarque également sur PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2 en simultané avec un day one Xbox Game Pass. Testé sur PC avec une RTX 4090 et une clé Steam offerte par le service presse de l’éditeur. Voici notre verdict après une vingtaine d’heures de jeu.

Un concept complètement barré porté par une direction artistique cell shading somptueuse

Denshattack! repose sur une prémisse totalement absurde. On y contrôle un train défiant les lois de la gravité pour enchaîner des tricks à la manière d’un skateboarder de Tony Hawk’s Pro Skater. Le concept sonne fou sur le papier mais se révèle immédiatement pris en main dès les premiers instants du tutoriel. Les contrôles de base sont enseignés en quelques minutes avec un système intuitif. Le jeu mêle freinage au klaxon, drift dans les virages, saut sur les rails adjacents et esquive aérienne avec des flips complets.

La direction artistique cell shading ultra colorée est le premier atout du jeu à sauter aux yeux. Undercoders signe une esthétique japanisante magnifique qui évoque directement Jet Set Radio et Auto Modellista. Le rendu 3D vibrant fait vivre un Japon dystopique aux couleurs pop malgré son contexte apocalyptique. Le titre tourne parfaitement sur RTX 4090 avec un framerate stable même dans les phases les plus chaotiques du gameplay. La fluidité est irréprochable et les temps de chargement sont quasi inexistants entre les niveaux, ce qui renforce le côté arcade du jeu.

Un système de tricks addictif ancré dans l'héritage de Tony Hawk's Pro Skater

Le vrai point fort de Denshattack! se trouve dans son gameplay pur au fil des runs. Le Tricktionnaire liste toutes les figures disponibles avec leur combinaison de touches associée au stick droit. Les flips, kickflips, grinds, wall-rides et ground pounds s’enchaînent naturellement pour former des combos multiplicateurs de score de plus en plus longs. La courbe d’apprentissage est parfaitement calibrée pour laisser le temps d’assimiler les mécaniques avant de proposer les vrais défis techniques du jeu.

Chaque niveau propose 2 médailles distinctes et une checklist de dares qui poussent à la rejouabilité. La médaille de temps récompense les runs rapides sur le tracé principal. La médaille de score exige d’enchaîner les combos de tricks sans casser le multiplicateur. La checklist des dares apporte enfin une couche d’objectifs annexes variables d’un niveau à l’autre. On y trouve des variantes comme les défis no crash, les 20 tricks à enchaîner ou la collection des collectibles cachés. Le défi no crash est particulièrement exigeant et demande souvent plusieurs tentatives pour valider un run parfait avant de basculer sur les autres objectifs. La complétion à 100% exige donc de refaire chaque niveau plusieurs fois pour cocher toutes les cases. Cette rejouabilité allonge la durée de vie bien au-delà des 8 heures de campagne principale annoncées.

Un système de tricks addictif ancré dans l'héritage de Tony Hawk's Pro Skater

Une progression variée entre 50 niveaux et des boss spectaculaires

La structure de progression rappelle celle d’un vieux Super Mario Bros 3. La carte du monde débloque les stages au fur et à mesure de l’aventure. Le jeu compte plus de 50 niveaux répartis sur plusieurs régions du Japon dystopique. On parcourt la campagne rurale de Kyushu et les métropoles de Osaka et Tokyo sous dômes. Les étendues enneigées de Hokkaido closent le parcours sur la fin du jeu. Chaque région ajoute ses propres règles de terrain et ses hazards spécifiques qui obligent à repenser les combos et les trajectoires.

La variété des épreuves évite l’écueil de la répétition sur la longueur. Certains niveaux imposent de compléter tous les objectifs dans un circuit fermé dans le temps imparti pour valider la manche. D’autres se présentent sous forme de courses classiques face à des rivaux avec un système de dépassement dynamique sur les rails. Certains parcours ajoutent enfin des mécaniques de gameplay spécifiques pour renouveler l’expérience. Celle de la grande roue inverse temporairement la gravité et transforme entièrement la lecture du tracé.

Les boss fights sont incontestablement le morceau de bravoure de Denshattack!. Chaque combat contre un boss est mis en scène comme un shonen anime avec des chorégraphies inventives à chaque affrontement du jeu. Le premier boss Yoshie dans son mecha magical girl demande d’esquiver ses coups par des changements de rails rapides. Il faut ensuite riposter avec des grinds et des ground pounds précis. Les autres boss vont crescendo en absurdité avec un château vivant en mouvement et des vers mécaniques géants. Une armée entière de Denshattackers rivaux clôt le dernier acte du jeu. La montée en spectacle sur la durée est constante et chaque affrontement de boss reste gravé en mémoire bien après avoir posé la manette.

Une progression variée entre 50 niveaux et des boss spectaculaires

Une bande-son all-star signée Tee Lopes qui aurait mérité davantage de variations

La bande-son de Denshattack! est vendue comme un argument majeur du jeu. Le compositeur principal Tee Lopes est connu pour son travail sur Sonic Mania et TMNT: Shredder’s Revenge. Il est épaulé par un casting d’une vingtaine de compositeurs invités de renom. Richard Jacques (Jet Set Radio), Ryo Nagamatsu (Splatoon, Mario Kart), Shoji Meguro (Persona), 2 Mello (Bomb Rush Cyberfunk) et Takenobu Mitsuyoshi (Daytona USA) figurent notamment parmi les collaborateurs de cet ambitieux projet musical. La bande originale cumule plus de 80 pistes et se veut la vitrine sonore du jeu.

Le résultat séduit sur les premières heures avec ses influences jazz et son son pop japanisant qui colle parfaitement à l’ambiance visuelle. Le tempo funky s’accorde aux tricks à l’écran et donne une belle énergie aux runs. Le problème surgit toutefois au bout de quelques heures de jeu. Les boucles musicales finissent par tourner en rond sur les niveaux les plus longs. Le style jazzy manque de variations franches d’un morceau à l’autre. La bande-son passe alors du statut d’atout majeur à celui de simple fond sonore répétitif que l’on baisse progressivement dans les paramètres audio du menu.

Un scénario hors sujet et des cinématiques insupportables qui plombent l'expérience

Le talon d’Achille de Denshattack! se situe sans conteste dans sa narration. Le jeu impose ses cinématiques d’introduction avant chaque niveau et ses séquences narratives entre les stages sur la carte du monde. Le problème est double avec des plans fixes en manga. Les personnages baragouinent des onomatopées dans une langue simulée volontairement incompréhensible pour ancrer le côté cartoon. L’effet est franchement insupportable au bout de quelques niveaux et casse le rythme naturel des runs d’un stage à l’autre.

Le scénario lui-même d’Emi la livreuse de ramen qui rejoint le mouvement clandestin des Denshattackers contre la corporation Miraidō reste anecdotique et inutile. Elle ne raconte rien de vraiment intéressant sur la durée et ne fait que retarder le retour au gameplay. Le jeu aurait clairement gagné à proposer une option pour skipper toutes les cinématiques et enchaîner les niveaux directement. Les fans de gameplay pur seront tentés de spammer le bouton Skip à chaque cutscene, ce qui souligne l’échec narratif du projet. La narration hors sujet reste le seul vrai reproche important que l’on peut faire au jeu. Le titre est par ailleurs très bien construit dans son gameplay pur.

Notre verdict

14.0/20
Bon jeu pour passer le temps
Denshattack! livre un concept complètement barré parfaitement exécuté sur son gameplay pur. La direction artistique cell shading japanisante rend hommage à Jet Set Radio avec brio. Le système de tricks hérité de Tony Hawk's Pro Skater est ultra addictif. Les 2 médailles couplées aux dares poussent à la rejouabilité et les boss fights sont mémorables. Mais la narration hors sujet avec ses onomatopées baragouinées plombe l'expérience et la bande-son jazzy aurait mérité un peu plus de variations. À 19,99 € ou inclus dans le Xbox Game Pass au day one, Denshattack! reste une excellente proposition arcade pour les nostalgiques de Jet Set Radio et de Tony Hawk. On retiendra surtout un excellent rapport qualité/temps de jeu/prix.
Avis des joueurs : Denshattack!

Avis des joueurs : Denshattack!

PC PS5 Xbox Series X/S Nintendo Switch2 15 juillet 2026

Sur quelle plateforme allez-vous jouer à Denshattack! ?

Article rédigé par
Rédacteur Jeux-Vidéo sur Retrogems.fr
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Créateur de Retrogems.fr, Ric suit l’actualité de l’industrie vidéoludique avec un œil critique. Spécialisé dans les sorties, DLC et trailers, il analyse les tendances du marché et les stratégies des studios.

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