Edgar Ross se présente comme un fonctionnaire fédéral aux méthodes modernes. Il promet à John Marston la paix en échange de violence. Il veut détruire la bande de Dutch, non pour rendre justice, mais pour faire place nette. Il envoie Marston tuer ses anciens frères d’armes, le surveille, le pousse, l’use jusqu’à l’épuisement. Tout ça avec le sourire.
Ross n’agit pas par haine. Il agit par devoir, ou plutôt par ce qu’il croit être le devoir. Il voit John comme une bête à abattre une fois qu’elle a fini de chasser les autres. Il lui donne une ferme, une illusion de liberté, puis revient avec ses hommes pour l’abattre. Pas par vengeance. Par procédure.
Dans l’épilogue, Jack Marston retrouve Ross à la retraite, au bord d’une rivière. Il l’exécute, sans cri, sans gloire. La boucle est bouclée. Edgar Ross meurt comme il a vécu, convaincu d’avoir fait ce qu’il fallait. Il est le représentant parfait d’un système qui tue sans se salir, et qui appelle ça la civilisation.
Commentaires (0)
Connectez-vous pour commenter
Continuer avec GoogleAucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !