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On ne va pas se mentir, classer les meilleurs GTA, c’est comme essayer de choisir entre pizza quatre fromages ou raclette : chacun a son favori et personne n’a totalement tort. Ici, c’est mon top perso, basé sur des souvenirs gravés à jamais, des parties qui ont parfois frôlé le drame scolaire, et une bonne dose de nostalgie vidéoludique. Oui, il y a de l’amour pour les classiques. Oui, c’est un classement totalement biaisé par mes goûts, mes années collège et mon attachement pour les bandes-son qui te font te croire dans un film de Scorsese. Et c’est très bien comme ça.
Sorti en octobre 2002 sur PlayStation 2 (et plus tard sur PC et Xbox), GTA: Vice City est le digne successeur de GTA III, mais avec une saveur inédite : celle des années 80. Le jeu nous plonge dans la ville fictive de Vice City, fortement inspirée du Miami de l’époque, en pleine explosion de couleurs, de drogue et de musique synthwave. Rockstar avait frappé fort avec ce volet qui pousse encore plus loin le concept du monde ouvert, ajoutant motos, hélicoptères, immeubles à acheter et une ambiance culte qui transpire les années VHS.
On y incarne Tommy Vercetti, un ex-taulard envoyé par la mafia de Liberty City pour remettre de l’ordre dans un deal qui tourne mal. Une ascension fulgurante dans le monde du crime commence alors, façon Scarface, avec trahisons, fric, villas luxueuses et fusillades au clair de lune.
En termes de gameplay, Vice City reprenait la base de GTA III tout en y ajoutant de nombreux éléments : plus de véhicules (motos, scooters, avions…), des armes variées (tronçonneuse incluse !), une économie de propriétés à gérer, des radios cultes (V-Rock, Emotion 98.3, Flash FM…) et des missions bien plus scénarisées et variées. Le tout dans une ville où il faisait bon vivre… ou exploser des voitures dans le port avec un lance-roquettes.
C’est aussi à ce moment que les codes de triche devenaient une habitude. Tu ne peux pas dire « Vice City » sans penser à « aspirine », « panzer » ou « bigbang ». C’était une époque bénie où on testait les limites du jeu juste pour le plaisir de tout faire sauter dans un style bien rétro.
J’ai découvert Vice City un été, dans le salon d’un cousin qui venait de passer sa PS2 sous la télé à tube. C’était le choc. La bande-son m’a scotché. Les voitures, les néons, la liberté totale : j’étais trop jeune pour comprendre toutes les blagues, mais assez vieux pour saisir que j’étais devant un monument. Vice City, c’était ma carte postale interactive, et chaque morceau de Flash FM est devenu un souvenir d’enfance à lui tout seul.
Sorti en 2008 sur PlayStation 3, Xbox 360 et un peu plus tard sur PC, GTA IV fut une révolution pour la franchise. Fini les couleurs flashy et la nostalgie kitsch de Vice City, bienvenue dans Liberty City en HD, une métropole grise, crade et oppressante. Rockstar voulait proposer une expérience plus mature, plus réaliste, plus dure. Et bon sang, ils y sont arrivés.
On y incarne Niko Bellic, un immigrant d’Europe de l’Est fraîchement débarqué avec l’espoir de vivre le rêve américain… et qui va très vite comprendre que tout cela n’est qu’une immense arnaque. L’écriture, les dialogues, les choix moraux, les personnages secondaires – tout respire la mélancolie et l’amertume.
GTA IV a fait le choix d’un gameplay plus réaliste : Niko est lourd, les véhicules glissent comme des savonnettes (et c’était voulu !), les armes ont du recul, les flics sont coriaces… Bref, c’est un jeu où on ressent le poids du monde. Les fusillades sont nerveuses, les missions parfois injustes, et chaque choix semble nous coller à la peau.
C’est aussi l’introduction de la physique Euphoria, qui rend chaque chute, chaque coup, chaque explosion incroyablement crédible. Mais surtout, GTA IV c’était les balades en voiture sous la pluie avec Vladivostok FM en fond. La BO reste sous-estimée mais ultra marquante.
GTA IV, c’est simple : j’y ai joué chaque soir pendant un trimestre, au point d’en zapper mes devoirs et d’avoir le droit à une réunion parents-profs légendaire. Et tu sais quoi ? Ça en valait la peine. Je découvrais un jeu qui, pour la première fois, me faisait réfléchir sur mes choix, sur le monde, sur les rêves qu’on nous vend. C’était violent, c’était sale, c’était vrai. Et j’ai jamais autant aimé perdre une année scolaire.
Sorti en 2004 sur PlayStation 2, puis porté sur Xbox et PC, Grand Theft Auto: San Andreas est souvent cité comme le plus grand opus de la saga. Rockstar Games a frappé fort avec une carte gigantesque pour l’époque, englobant trois villes inspirées de Los Angeles, San Francisco et Las Vegas : Los Santos, San Fierro et Las Venturas.
Avec son scénario façon film de gangsters, son héros CJ, ses mécaniques de jeu hallucinantes (on pouvait aller à la salle de sport, se faire tatouer, apprendre le kung-fu ou piloter un jet), San Andreas a tout simplement posé les bases du bac à sable ultime. C’était bien plus qu’un simple jeu d’action : c’était une vie parallèle.
Dans GTA San Andreas, on ne faisait pas que tirer sur des flics ou voler des voitures. On avait une liberté d’action inédite : explorer la campagne, faire du vélo BMX, cuisiner des plans de braquage, ou même prendre du poids en mangeant trop de Cluckin’ Bell. Le jeu introduisait aussi des éléments RPG comme les compétences, l’endurance ou la musculation. Même le pilotage d’avions ou l’infiltration devenaient des réalités dans cet univers ultra dense.
Et que dire de la bande-son, avec ses radios légendaires comme Radio Los Santos ou K-Rose, qui nous accompagnaient dans nos road trips à travers l’État de San Andreas ? Ce n’était pas juste un jeu, c’était une expérience sensorielle.
J’étais en CM1 quand San Andreas est sorti. Et bien sûr, interdit ou pas, j’ai rêvé devant les images diffusées à l’époque sur Game One. Je devais attendre des semaines entières que mon grand frère l’achète, en le suppliant entre deux parties de Tekken 3. Quand enfin le jeu est arrivé à la maison, c’était fini : j’ai découvert ce qu’était un vrai monde ouvert. Et depuis, CJ ne m’a plus jamais quitté. Même aujourd’hui, il reste gravé dans mon cœur de gamer.
Depuis 1997, la licence Grand Theft Auto n’a cessé d’évoluer, de choquer, de faire rire et de passionner des générations entières de joueuses et de joueurs. Chaque opus a marqué son époque, que ce soit par sa liberté d’action inédite, ses personnages inoubliables ou son sens du détail dans l’open world. D’un petit bac à sable en 2D à une simulation de vie criminelle en 4K HDR, Rockstar a toujours su repousser les limites du jeu vidéo.
Et aujourd’hui, en 2025, on ne va pas se mentir : l’attente pour GTA VI est une torture. Le trailer nous a mis l’eau à la bouche, la promesse d’un retour à Vice City nous fait rêver, et chaque petit leak devient une info capitale. On en est là. On scrute les moindres gestes de Rockstar comme si notre bonheur en dépendait (spoiler : c’est un peu vrai).
Mais en attendant cette claque annoncée, rien de tel que de replonger dans les épisodes cultes de la série. Que ce soit pour revivre les aventures de Tommy Vercetti, les galères de Niko Bellic ou la folie de San Andreas, chaque GTA reste une pièce d’histoire vidéoludique. Et toi, c’est lequel ton préféré ? Dis-le en commentaire, on est curieux !
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